Recette d’une marque – L’histoire de Nicolas Paciello

Recette d’une marque – L’histoire de Nicolas Paciello

Recette d’une marque – L’histoire de Nicolas Paciello

Mercotte interview 2025

Portion : 1 marque authentique
Temps de préparation : 10 ans de défis, de choix et de réinventions
Niveau de difficulté : élevé – mais doux

Ingrédients :

« Aujourd’hui, tout est stratégie – mais ma stratégie, c’est de rester fidèle à qui je suis. »
« J’ai toujours été honnête avec mes clients, et cela se voit dans mes gâteaux. »

Ces phrases sont les épices fondamentales d’une marque. Sincérité, cohérence et ton humain – tout le reste se construit à partir de ces saveurs.
Ici, la stratégie n’est pas un tableau Excel : c’est le dosage précis de l’identité.

Mise en place

La devise : « Un sourire dans chaque gourmandise ». Une bonne marque = un travail d’équipe. Chez Nicolas, tout le monde suit la même recette : le « sourire » est la saveur commune que chacun ajoute à sa manière.

Préparation

« Avec mon associé, nous avons commis de grosses erreurs – nous nous sommes endettés. Je n’ai pas recommencé de zéro, mais en négatif. »

C’est là que commence la véritable création : quand quelque chose brûle, on nettoie le moule et on recommence.

La fin de l’aventure Cinq Sens n’est pas une défaite, mais une transformation dans la recette de Nicolas. C’est à ce moment-là qu’il a appris que la crise est le meilleur exhausteur de goût, à condition d’en tirer une leçon. C’est ainsi qu’est née Nicolas Paciello Pâtisserie – pas par hasard sous son propre nom.

Cuisson

« J’ai repensé toute l’offre : qu’est-ce qu’un dessert qui me ressemble ? Des bouchées plus
régressives, plus connectées. »

Les desserts ne sont pas devenus plus complexes – mais plus sincères. Nicolas est revenu aux saveurs de l’enfance, là où réside la vérité émotionnelle. La marque est redevenue vivante : elle ne parle plus de luxe, mais de mémoire et de lien.

Dressage

« Cinq heures du matin, le labo, la production, et entre deux, des réunions. C’est un métier physique. »
Le rythme du travail est le battement de cœur de la marque. Selon Nicolas : si le travail est sincère, la communication le sera aussi. Il n’y a pas de séparation entre « marketing » et « réalité » – c’est le même goût dans chaque bouchée.

L’ingrédient secret

La persévérance ne s’apprend pas en formation – elle se vit. Une marque ne vit pas dans un logo, mais dans ces moments où quelqu’un dort dans le stock et ouvre tout de même le lendemain avec le sourire.

Suggestions de présentation

Servez avec émotion : le public goûte d’abord à l’authenticité.
Ne servez pas trop froid : partagez l’histoire – les gens ont faim d’histoires, pas seulement de produits.
Lentement mais sûrement : les meilleures marques mûrissent avec le temps et la
conscience.
« La marque commence là où l’on se retrouve soi-même. »

Mercotte interview 2025

Nicolas Paciello – La renaissance et la construction d’une marque authentique

 

Nicolas Paciello est enfin arrivé jusqu’à nous ! J’étais ravie de pouvoir échanger avec lui, malgré son emploi du temps chargé. Sa voix ne trahissait aucune précipitation : calme, concentrée, mais légère – celle d’un homme qui sait où il va sans oublier d’où il vient. Nous l’avons interrogé sur la construction de sa marque.

« Aujourd’hui, tout est stratégie – mais ma stratégie, c’est de rester fidèle à qui je suis »,
dit-il.

En une phrase, il résume tout ce qu’incarne aujourd’hui la marque Paciello. Entre le laboratoire et la boutique, un homme à la fois pâtissier, dirigeant et bâtisseur de marque.

« J’ai quelqu’un qui gère mon Instagram personnel, et quelqu’un d’autre pour le branding. Ils travaillent tous les deux directement avec moi. »

C’est la garantie de la cohérence : chaque décision, même visuelle, remonte jusqu’à lui.
Chez lui, la marque n’est pas une façade, mais une introspection pétrie à la main. Le sourire comme ADN de marque Nicolas Paciello Pâtisserie est aujourd’hui bien plus qu’un lieu : c’est une histoire.

Une histoire reliée par un livre de marque.

« Chaque vendeur, chaque fournisseur, chaque collaborateur reçoit ce livre. Notre devise :
Un sourire dans chaque gourmandise.” »

Ce motto n’est pas un argument marketing, mais un geste symbolique. Une sorte de miroir.

« La première fois que je l’ai lu, tout m’est apparu évident. Quand je doute, j’y reviens –
même s’il parle de moi. »

Sa marque ne s’admire pas elle-même : elle ramène le chef à son essence.

L’expérience fondatrice

Derrière l’univers épuré d’aujourd’hui se cache un chapitre chaotique : l’histoire de Cinq
Sens.
« Avec mon associé, nous avons commis de grandes erreurs – nous nous sommes
endettés. Je n’ai pas recommencé de zéro, mais en dessous. »
Cette phrase pourrait figurer dans une recette : comment transformer l’aigre en saveur ?
Après la fin de l’aventure Cinq Sens, Nicolas et sa compagne ont repris la marque et l’ont
rebâtie sur de nouvelles bases.

« Ce n’était pas une quête d’accomplissement personnel, mais une nécessité
entrepreneuriale dont j’ai tiré des leçons. »

La leçon ? Une marque ne naît pas dans la réussite, mais dans les moments où tout
s’effondre et où l’on continue malgré tout à construire.

Retour aux racines

À mesure que la vie reprenait dans le labo, Nicolas est revenu aux goûts qui lui ont donné
envie de faire ce métier.
« J’ai repensé mes desserts : qu’est-ce que j’aimerais offrir à mes amis chez moi ? »

La réponse : des saveurs plus simples, plus familières, plus régressives – marbré, mini
moelleux, textures tendres, souvenirs d’enfance.
Ces desserts ne sont pas spectaculaires, mais profondément connectés aux gens.
« La différenciation commence à l’intérieur », dit-il.

Et en effet : ici, la marque devient une question d’identité – mesurée en goût. Le travail comme écho de la marque Celui qui entre aujourd’hui dans son laboratoire rencontre un lève-tôt.
« Cinq heures du matin, production, réunions… C’est un métier physique », dit-il avec un calme naturel.

Ce rythme du quotidien, loin du clinquant, incarne la constance et rend la marque crédible.
Chez Paciello, le travail est la communication : le public sait qu’il y a vraiment quelqu’un derrière le comptoir, attentif à chaque détail.

La force du temps long

Quand je lui demande quel conseil il donnerait à un jeune pâtissier, il marque une pause.

« Si tu lances ton entreprise, avance lentement et garde le contrôle de ta croissance. Le succès t’aspire facilement, et on peut vite perdre la maîtrise. »

Ses mots sont à la fois un conseil et un aveu : il sait ce que c’est de grandir trop vite et de ne plus supporter son propre poids. Aujourd’hui, il sait que la saveur d’une marque se construit dans le temps. Comme un bon caramel : patience et mélange constant.

Mentors et résilience

À la fin de l’entretien, je lui demande qui l’a inspiré et ce qu’il aimerait lui demander.

« Une seule question, je la poserais à Jérôme Banctel », dit-il.

« Je l’ai vu travailler dix-huit heures par jour pendant des années, parfois dormir dans le
stock. C’est la vraie résilience. Ma question : qu’est-ce qui te tient debout ? »

Quand il raconte que Banctel a ensuite décroché trois étoiles Michelin, sa voix se brise.
« J’en avais la chair de poule. Parce que je savais ce qu’il avait traversé. Une marque ne vit
pas des tendances, mais de ces jours où tu ne renonces pas. »

Le sourire demeure

« Une marque, ce n’est pas un logo, ni une typographie, ni même le gâteau le plus spectaculaire », dit-il enfin.

« C’est une personne qui assume ses failles et qui sait se relever, sous un nouveau nom,
avec un nouveau regard. »

En fond sonore, on entend les rires du laboratoire. Et c’est parfait ainsi : le sourire – la
promesse originelle de la marque – continue de vivre et de travailler.

Biscuit de Savoie au combava

"Une entreprise prospère ne naît pas du fait de tout savoir parfaitement, mais du courage de commencer, d'apprendre et d'évoluer continuellement."

"Un bon pâtissier ne suit pas seulement les recettes, il ose explorer de nouvelles saveurs et tracer son propre chemin."

"Le dessert parfait ne se résume pas à son goût, mais à l'expérience qu'il offre – et c'est ainsi qu'une entreprise devient vraiment inoubliable."

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Entretiens imaginaires avec les grands de la pâtisserie française – Épisode 6 : Nina Métayer – La créativité est le rêve, la stratégie est le réveil

Entretiens imaginaires avec les grands de la pâtisserie française – Épisode 6 : Nina Métayer – La créativité est le rêve, la stratégie est le réveil

Disclaimer

Les Interviews imaginaires de la pâtisserie française sont une initiative indépendante et créative. Les entretiens sont fictifs : ils sont le fruit des recherches professionnelles, des observations stylistiques et de l’expérience en branding de l’auteur.
Les réponses figurant sous le nom des intervenants ne sont pas des citations officielles et ne sauraient être considérées comme le compte rendu d’un véritable entretien ou d’une collaboration approuvée.
Toute ressemblance avec des propos authentiques serait purement fortuite.
Cette série a pour objectif de poser des questions sincères sur le branding, la visibilité et la crédibilité dans le contexte de la pâtisserie française – même lorsque ces questions n’ont pas obtenu de réponse dans la réalité.

Marques et responsabilités

  • Nina Métayer® est une marque déposée de Nina Métayer S.A.S.
  • Cet article n’est ni approuvé, ni validé, ni sponsorisé par les marques ou personnes mentionnées.

Ce projet est né de la curiosité – mais surtout du respect que j’éprouve pour les pâtissiers français et leur art. Les grandes figures de la pâtisserie ne se contentent pas de diriger leur propre maison : elles sont devenues de véritables symboles, inspirant chaque jour le pâtissier artisanal du coin de la rue, le glacier débutant ou le chocolatier en quête de maîtrise du tempérage.

Elles me motivent également, et j’admire sincèrement ce qu’elles ont accompli après tant d’années de travail acharné. C’est pourquoi, en 2024, lorsque j’ai commencé à travailler sur mon ouvrage professionnel L’art de la marque en pâtisserie, il m’a semblé naturel de les solliciter. Je souhaitais qu’elles répondent à quelques questions sur le branding, l’identité, le storytelling – autant de thèmes développés dans le livre.

Beaucoup ne m’ont pas répondu, certains se sont montrés intéressés puis ont décliné, d’autres ont d’abord accepté avant de disparaître, et quelques-uns sont restés silencieux. Mes questions, cependant, n’ont pas disparu.

J’ai donc décidé : faute de réponses, j’allais imaginer les leurs. Non pas comme si ces paroles avaient réellement été prononcées, mais telles qu’elles auraient pu l’être. Plus de barrières – et cela m’a séduit. J’ai estimé que cela serait particulièrement utile pour les pâtissiers débutants.

C’est ainsi qu’a vu le jour cette série d’entretiens imaginaires, qui n’est ni reportage ni enquête, mais une réflexion, un véritable exercice de pensée. Il ne s’agit pas tant des pâtissiers eux-mêmes que de ce qu’ils représentent : un niveau d’exigence, un rêve, une cohérence, un nom porteur d’une histoire – et, bien sûr, un travail considérable.

Êtes-vous curieux de savoir ce qui se cache derrière les vitrines, derrière les marques et au cœur des desserts ? Peut-être aurons-nous un jour les réponses véritables – mais, pour l’heure, ce sont les questions qui nous en rapprochent.

Entretiens imaginaires avec les grands de la pâtisserie française

Épisode 6 :

Nina Métayer – La créativité est le rêve, la stratégie est le réveil

Introduction :
Un immense talent, un style iconique, des automates à pâtisseries dans les rues de Paris, des prix remportés, des campagnes médiatiques, citée comme exemple d’entrepreneure : comment Nina Métayer perçoit-elle sa propre marque ?

Votre nom est devenu une marque, avec identité visuelle et logo distinct : qu’est-ce qu’être une marque selon vous ?

Réponse imaginaire : Parler de « marque » peut parfois effrayer, comme si l’on craignait de perdre la liberté créative. Pourtant, pour moi, la marque se définit comme la promesse cohérente d’une qualité exceptionnelle. Chaque dessert doit refléter cette exigence, et le logo n’est alors qu’un signe extérieur d’une passion et d’un savoir-faire.

Comment conciliez-vous créativité onirique et rigueur entrepreneuriale dans votre activité ?

Réponse imaginaire : La créativité représente l’idée, le rêve qui nous pousse à imaginer l’inédit, tandis que la stratégie est le plan qui permet de le réaliser. Tous les matins, je jongle entre l’élan créatif et la planification : c’est dans cet équilibre que naît la réussite. Sans structure, les rêves restent vains ; sans imagination, les actions manquent de sens.

Vos pâtisseries sont désormais disponibles via des automates dans Paris : comment gardez-vous le caractère onirique de vos créations tout en les rendant accessibles au plus grand nombre ?

Réponse imaginaire : Rendre un dessert accessible ne signifie pas sacrifier son âme : chaque automate est conçu comme une mini-boutique, avec un agencement soigné, une mise en valeur des pièces et une communication visuelle minimaliste. Le geste de retirer soi-même la pâtisserie crée un lien direct, presque intime, avec l’idée du rêve qui devient concret.

Vous êtes fréquemment sous les projecteurs et mentionnée dans la presse : comment gérez-vous cette notoriété et cette pression médiatique ?

Réponse imaginaire : Au début, j’ai ressenti une certaine appréhension à l’idée d’exposer mes créations au monde entier. Puis j’ai compris que la visibilité pouvait servir ma vision et encourager d’autres femmes à entreprendre. Aujourd’hui, j’aborde la presse comme un moyen de partager mes convictions : je sélectionne les collaborations en fonction de leur alignement avec mes valeurs.

Selon vous, qu’est-ce qui rend un dessert à la fois délicieux et visuellement captivant ?

Réponse imaginaire : La beauté d’un dessert naît de l’harmonie entre la forme et le goût. Chaque ingrédient doit être respecté dans son apparence et sa texture. J’aime jouer sur les contrastes de couleurs et de volumes, tout en restant fidèle à la saveur initiale : l’esthétique doit mettre en valeur l’expérience gustative.

Le pâtissier de demain doit-il avant tout être un artiste ou un bâtisseur de marque ?

Réponse imaginaire : Le futur exige une double compétence. L’artiste crée l’émotion, tandis que la marque organise l’expérience. Sans récit fort, une pâtisserie reste éphémère ; sans émotion, le storytelling devient creux. Il faut savoir toucher le cœur et l’esprit à la fois.

Quelle habitude quotidienne vous permet de progresser en permanence ?

Réponse imaginaire : Je consacre chaque matin quelques minutes à observer les premières cuissons et à ajuster les détails. Parfois, une pâte ratée est l’occasion d’apprendre davantage qu’un succès : elle pointe du doigt un geste à perfectionner ou un réglage à modifier. Cette pratique de l’attention fine est mon moteur.

Conseils de branding – pâtissiers et entrepreneurs

Ne craignez pas le mot « marque » : si votre nom évoque un goût ou une exigence, vous êtes déjà en train de bâtir une marque, le vouliez-vous ou non.

La créativité lance le rêve ; la stratégie le conduit à terme. Un pâtissier ne crée pas seulement ; il prend aussi des décisions. Même si les chiffres vous effraient, ils sont indispensables au développement de votre marque.

La dimension visuelle n’est pas un simple ornement : l’esthétique d’un dessert raconte une histoire — saison, matières, rythme. Ce récit fait partie intégrante de votre marque.

La croissance ne se mesure pas qu’à l’aune d’un plan : les retours les plus précieux ne figurent pas dans les tableaux, mais se lisent sur le visage du client.

Ne visez pas la perfection : soyez présent. Les meilleures marques ne sont pas sans défaut, elles sont humaines. Le client ne cherche pas l’erreur ; il recherche l’authenticité.

"Une entreprise prospère ne naît pas du fait de tout savoir parfaitement, mais du courage de commencer, d'apprendre et d'évoluer continuellement."

"Un bon pâtissier ne suit pas seulement les recettes, il ose explorer de nouvelles saveurs et tracer son propre chemin."

"Le dessert parfait ne se résume pas à son goût, mais à l'expérience qu'il offre – et c'est ainsi qu'une entreprise devient vraiment inoubliable."

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